La Femme Enceinte, le Bébé et l’Enfant

L’ostéopathie périnatale permet une approche globale et douce de la femme enceinte et du nourrisson. Elle permet d’accompagner la jeune maman dans ces périodes riches en bouleversements et en transformations que sont la grossesse et la naissance.
Le thérapeute doit donc prendre en compte le corps physique de sa patiente, avec ses plaintes et ses douleurs, mais également toute la part émotionnelle très importante à ce moment là.

La Femme Enceinte

Durant 9 mois, le corps de la futur maman va se transformer, son squelette et tous ses organes vont s’adapter à la croissance de l’utérus et du bébé avec pour conséquence une prise de poids qui peut parfois être importante. L’équilibre postural du corps de la patiente va donc s’en trouver modifié et il risque de se développer un certain nombre de douleurs diverses que beaucoup de mamans connaissent bien. L’ostéopathie peut en quelques séances, rétablir cet équilibre musculo-squelettique visant à soulager la patiente.
Sans même ressentir de douleur particulière, il serait intéressant pour toute femme enceinte de faire de la prévention en consultant un ostéopathe pendant sa grossesse. La plupart du temps, il ne sera pas nécessaire de faire plus de deux à trois séances entre le 4ème et la fin du 8ème mois.
Si la grossesse présente des complications, le suivi peut être adapté en fonction des besoins et de la pathologie. Un suivi mensuel peut alors être envisagé en complément bien sur, d’un suivi médical classique.

La Femme en Post-Partum 

Ostéopathie à la sortie de la maternité peut être une aide précieuse pour les jeunes mamans qui présentent des douleurs en lien avec l’accouchement. Cette période étant à elle seule suffisamment déstabilisante, il ne sert à rien d’attendre trop longtemps avant de consulter un ostéopathe pour favoriser le retour à la normale.
En revanche, si l’accouchement s’est passé dans de bonnes conditions, sans instrument ni douleur persistante, il est intéressant d’attendre 3 semaines après la naissance de bébé pour consulter.
La séance permettra de retrouver une bonne mobilité du bassin, des lombaires, des hanches et du système viscéral dont l’utérus qui aura été fortement sollicité pendant 9 mois.

Il ne faut surtout pas négliger la rééducation du périnée qui pourra être fait par un kinésithérapeute spécialisé ou une sage-femme. Cette rééducation permettra d’améliorer la tonicité des muscles qui composent le périnée, réduisant ainsi les risques de développer plus tard des incontinences (fuites urinaires ou fécales), poses viscérales (descentes d’organes)…
Attention, ne croyez surtout pas les publicité pour protections urinaires qui vous affirment qu’il est normal dès 40/50 ans d’avoir des fuites urinaires. Il n’est JAMAIS TROP TARD pour commencer une rééducation du périnée!!!

Le Bébé

Pour bébé, l’accouchement peut être le premier des traumatismes. Trop long ou trop court, il risque de perturber le fonctionnement normal des structures crâniennes et en perturber le développement. Difficile, il nécessite parfois l’emploi de spatules, ventouses ou forceps qui vont influer sur la mobilité des jonctions des os du crâne et occasionner des troubles fonctionnels immédiats ou ultérieurs.

Souvent, les nouveaux nés naissent avec la tête un peu déformée, le crâne en obus, un oeil plus fermé que l’autre, une oreille plus en avant que l’autre, le nez un peu écrasé… Les parents s’entendent dire que c’est normal et que cela se remettra tout seul. Pourtant, ces déformations sont souvent la conséquence de dysfonctions ostéopathiques pouvant générer des troubles fonctionnels.

Un examen très doux des différentes mobilités physiologiques du crâne, du bassin, de l’abdomen… détectera aisément des dysfonctions mineures à l’origine des pleurs, régurgitations et autres plaintes de bébé.
Pendant le traitement, ce petit patient peut se manifester de manière parfois violente par des cris ou des pleurs. Il s’agit de son moyen à lui d’évacuer les tensions et non d’exprimer une douleur. Mieux vaut que les émotions soient exprimées plutôt qu’elles ne s’impriment dans ses tissus. Il arrive aussi régulièrement que bébé s’endorme durant la consultation.

Si l’accouchement s’est déroulé sans aucun souci et que bébé ne présente aucune gêne lors de ses premiers jours de vie, il sera intéressant de prévoir sa première consultation ostéopathique environ 3 semaines après la naissance puis ensuite tous les 3 mois de manière à assurer une bonne prévention des troubles de la petite enfance et de veiller à son évolution et sa croissance.
Durant cette période, bébé va acquérir une foule de compétences et évoluer bien plus en quelques mois que pendant tout le reste de sa vie.

L’Enfant

Les chutes, le poids du cartable, des difficultés scolaires, le sport, la pratique d’un instrument de musique, le port d’un appareil dentaire ou toute autre contrainte de la vie quotidienne peuvent entrainer des dysfonctions susceptibles de perturber le développement harmonieux de l’enfant.
Une plainte répétée de l’enfant doit être prise au sérieux. 

L’enfant, souvent décelé à l’école comme « ne tenant pas en place, rêveur, manquant de concentration, dyslexique… » trouvera une aide certaine dans le traitement postural et ostéopathique. Les difficultés scolaires seront plus facilement améliorées si le traitement est mis en place précocement.

Les troubles de la posture chez l’enfant (scoliose, hyperlordose, hypercyphose) sont le signe du déficit d’un capteur postural et d’une mauvaise adaptation du corps. Les causes de cette déficience seront à déterminer par un diagnostic postural et ostéopathique spécifique.
La collaboration avec d’autres professionnels de santé est la plupart du temps nécessaire.

A l’heure actuelle, on pose de plus en plus d’appareils dentaires chez les enfants, et de nombreux dentistes et orthodontistes travaillent en collaboration avec des ostéopathes pour la réussite du traitement et pour le confort des enfants. L’appareil orthodontique prend appui sur des structures du crâne pour faire levier sur la mâchoire et les dents. Ces contraintes sont régulièrement responsables de maux de tête ou de dos, de difficultés de concentration, de troubles visuels ou de modification de l’humeur par exemple.
Une consultation avant la mise en place d’un appareil dentaire permettra au corps du l’enfant de mieux accepter ce traitement. Un suivi régulier au cours des soins dentaires est nécessaire pour limiter ces douleurs et contrôler les réactions du crâne et du corps du jeune patient.